Novembre 2023

Chers amis membres de la Confraternité,

Comme chaque année, manifestons particulièrement ce mois-ci notre charité envers ceux qui nous ont quittés. C'est la volonté de l'Eglise qui traditionnellement consacre le mois de novembre à nos défunts.

Le purgatoire existe ! L'oublier, ne jamais en parler ou même parfois le nier n'est pas faire preuve de charité envers ceux qui s'y trouvent et attendent les pieux suffrages de leurs pairs.

Ne fermons pas les yeux et les oreilles à leurs supplications. Vous arrive-t-il de passer devant un cimetière ? Si oui, ayez toujours à coeur à cette occasion d'offrir une petite prière pour les défunts. 

Certaines âmes aujourd'hui au purgatoire nous ont sans doute connu et fait du bien hier quand elles étaient sur terre. Ne serait-ce pas le moment de leur rendre un peu de ce qu'elles nous ont donné. Peut-être certains de nos ancêtres y attendent-ils leur libération ? Et il y aussi tous ceux bien sûr qui sont tombés dans l'oubli.

Heureusement, l'Eglise n'oublie pas. En bonne Mère qui se soucie de ses enfants, elle demande à son clergé de terminer la plupart des heures du bréviaire par une invocation pour les âmes des fidèles trépassés. Saint Pie V l'avait voulu ainsi.

Rappelons-nous que nous serons servis avec la même mesure avec laquelle nous avons servi les autres ; et qu'un jour nous attendrons sans doute au purgatoire les prières de ceux que nous avons connus.

N'oubliez pas enfin dans vos bonnes prières, s'il vous plait, les prêtres de notre Fraternité décédés.

Ils célébraient hier encore la messe pour nous. Remercions-les par nos prières.

C'est, de manière générale, une belle chose de prier pour les prêtres qui ont eu une importance dans notre vie. Celui qui nous a baptisé. Ceux qui nous ont instruits ou confessés. Ceux qui nous ont édifiés. Et ceux qui peut-être nous ont moins édifiés.

Tous les prêtres de la Fraternité sont tenus célébrer chaque année le 5 novembre (ou à une date proche du 5 novembre) une messe pour tous les membres défunts de la Fraternité et de la Confraternité. Ainsi dans 100 ans, si Dieu veut, des messes seront encore (et nous espérons en très grand nombre) célébrées pour vous.

Avec une grande reconnaissance pour votre fidélité. La prochaine messe mensuelle à vos intentions sera le 4 novembre.

 

Nouvelles de la Fraternité

Vous trouverez sur ce lien la dernière lettre aux amis du séminaire.

Le 21 octobre, Mgr Haas tonsurait 17 séminaristes à Wigratzbad. Ceux-ci reçurent de ses mains la soutane qu'ils porteront désormais chaque jour fidèlement. Signe de leur renoncement au monde. Puissions-nous nous rappeler souvent le symbolisme de cet habit noir. Aux Etats-Unis le même jour, 11 séminaristes étaient également tonsurés.

L'abbé José Calvin, en ministère dans sa ville natale, a donné récemment un entretien dans la presse catholique espagnole.

Au Nigéria, l'abbé Van der Putten a ouvert, dans des bâtiments provisoires, une école comptant déjà 38 élèves.

 Aidé par des Franciscaines de l'Immaculée s'occupant des jeunes filles de cette école, il espère pouvoir bientôt acheter un terrain pour y construire une école et un couvent. Deux prêtres de la Fraternité travaillent au Nigéria : l'abbé Van der Putten, et l'abbé Charles Ike (Nigérien). Dans un entretien donné il y a quelques jours, l'abbé Van der Putten parlant de son école disait :

La journée commence à 7h00. Ils viennent à la messe et vont ensuite à l'école. L'école commence à 8h30. Ils ont quatre classes le matin. Ensuite, nous déjeunons avec eux et ils rentrent chez eux à 13h45.

Pour les enfants qui ne peuvent ou ne veulent pas encore rentrer chez eux, nous proposons des activités extrascolaires jusqu'à 17h30. Ensuite, nous avons le Rosaire et les Vêpres, et les parents viennent les chercher à 18 heures lorsqu'ils ont terminé leur journée de travail. C'est vraiment bien parce que les enfants sont avec nous toute la journée. Nos activités extrascolaires comprennent le sport, l'artisanat, les arts, la menuiserie, la mécanique, la plomberie et l'électricité, de sorte que les enfants acquièrent une expérience de première main. C'est très inhabituel au Nigeria, où l'éducation a tendance à être purement théorique. Nous croyons beaucoup aux connaissances pratiques. Les filles apprennent également à coudre, à cuisiner et à tricoter. Je pense que les activités extrascolaires sont un atout considérable pour ce que nous leur présentons à l'école.

Prions pour nos missions et pour nos missionnaires !

 

 

Nouvelles du Mexique, par un séminariste mexicain de Wigratzbad

Le 12 octobre dernier, était fêtée au Mexique Notre Dame du Pilier, patronne de l’Hispanité et patronne de l’église de la FSSP à Guadalajara.

La célébration de cette fête s'est accomplie dans notre apostolat selon la plus pure tradition mexicaine : messe solennelle tout d'abord dans notre église, suivie d’une grande procession avec la statue de la Sainte Vierge jusqu’à la maison de la FSSP; puis, les  festivités religieuses étant terminées, pouvait alors commencer alors la kermesse paroissiale pour tous les fidèles, au son de la musique mexicaine ; sans oublier les nombreux plats locaux pour la restauration des corps, l'organisation de jeux pour les plus jeunes, et pour tous la joie qui caractérise les mexicains.

Notre apostolat à Guadalajara a été fondé par le Cardinal Juan Sandoval il y a déjà quelques années maintenant ; il procéda à l’érection canonique d’une maison de la FSSP dans cette ville  quand il en était encore l’archevêque.

Cette maison de la Fraternité porte le nom de Casa Cristo Rey, "Maison du Christ-Roi". Ceci en une référence au cri des combattants qui donnaient leur vie pour défendre leur foi dans la célèbre Guerre des Cristeros, au début du XXe siècle, précisément dans la région entourant Guadalajara.

L'église que nous desservons est dédiée à Notre Dame du Pilier ; elle se trouve dans le centre historique de la ville.

L'apostolat y est bien vivant, avec deux messes quotidiennes en semaine ; le dimanche, ce sont cinq messes qui sont célébrées dans une église pleine. Une très bonne schola, grégorienne et polyphonique solennise la liturgie par un chant majestueux. Quatre de nos prêtres desservent la Casa Cristo Rey.

De nombreuses activités sont proposées aux fidèles pour accompagner et soutenir leur vie chrétienne : catéchismes pour les enfants, mais aussi pour les adultes ; conférences sur des sujets divers et variés s'adressant à toutes les catégories de fidèles ; camps et colonies ; missions urbaines ; visites des hôpitaux et des orphelinats ; soirées pour les jeunes, hommes et femmes, afin de susciter entre autres des vocations.

Dans la Casa Cristo Rey également, certains séminaristes de notre Fraternité aux Etats-Unis viennent chaque année quelques semaines pour apprendre l'Espagnol ; des prêtres diocésains également viennent y apprendre à célébrer la messe traditionnelle. Elle est enfin une maison de discernement pour les vocations ; des candidats au séminaire y sont préparés pendant une année pour entrer par la suite dans l’un de nos deux séminaires internationaux.

 

La deuxième maison de la Fraternité se trouve dans le cœur du Catholicisme mexicain : à Mexico, au pied de la colline du Tepeyac, où Notre Dame de Guadalupe est apparue en 1531 pour demander la construction d’une église qui lui serait dédiée. Ici la Sainte-Vierge a promis, en tant que mère de Dieu, de montrer son fils aux peuples, et en tant que notre mère, de montrer son amour et sa compassion maternelle à tous ceux qui l’invoqueront. C’est pourquoi notre maison a été appelée Maison San-Juan-Diego ; elle est située tout près de la grande Basilique de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico ; basilique où se trouve l’image sacrée miraculeuse qu’elle a laissée en garantie de son amour protecteur.

La chapelle de l’apostolat de la Fraternité à Mexico est une belle église du XVIIIe siècle, située dans le centre-ville ; elle est dédiée à l’Immaculée conception. La messe y est célébrée tous les jours et deux prêtres de la Fraternité la desservent.

Depuis son évangélisation par l’Espagne le peuple mexicain a été un fidèle enfant de l’Église.

Au XIXe siècle les catholiques ont beaucoup souffert pour leur foi, jusqu’à donner leur sang pour le Christ Roi au début du XXe dans la persécution de l’Église.

Malgré l’esprit de sécularisation qui domine la société partout aujourd’hui, il reste toujours dans les cœurs des Mexicains un fond d’identité "catholique", une racine de piété que nos temps modernes n'ont jamais pu arracher. C’est aussi pour cette raison que la Fraternité a trouvé grande fécondité spirituelle au Mexique, comme on peut le voir à travers la croissance de nos communautés ; et également dans le nombre séminaristes et prêtres mexicains qui ont trouvé leur vocation grâce à notre présence sur cette terre si chère à la Sainte Vierge. Quatre séminaristes mexicains étudient dans nos deux séminaires.