Janvier 2021

Chers amis membres de la Confraternité Saint-Pierre,

Qu'en sera-t-il de cette nouvelle année civile ? Il nous est bien impossible de le savoir. Serons-nous en santé ou en maladie ? Dans l'infortune ou dans la fortune ? Seul Dieu le sait aujourd'hui. Le plus important pour nous est de tâcher d'accomplir chaque jour notre devoir d'état, d'aimer Dieu et notre prochain et d'agir à chaque instant de manière à pouvoir offrir chacune de nos actions à Dieu. C'est bien finalement là l'unique part de notre vie sur laquelle nous ayons quelque contrôle. Et là surtout que Dieu nous attend et nous donne rendez-vous.

"Oui, mais il serait pourtant tellement mieux d'être dans telle ou telle autre situation", "ou au moins de vivre dans un siècle chrétien" pense-t-on souvent. C'est vrai peut-être sous un certain rapport, au moins parce que nous sommes fatigués du torrent de boue actuel et de l'hostilité ouverte à tout ce qu'il y a de chrétien. Cependant, le Bon Dieu visiblement ne pense pas toujours comme nous ; "vos voies ne sont pas mes voies" nous dit-il dans les Saintes Ecritures ; et Dieu donc, à qui rien n'échappe, nous veut semble-t-il dans la situation (au moins il la permet) où nous nous trouvons concrètement aujourd'hui. Sinon, nous n'y serions pas. Et donc ne rêvons pas d'un "meilleur temps pour nous", mais engageons-nous plutôt totalement dans le temps où nous nous trouvons, pour justement tâcher de le rendre meilleur ; car il est le temps dans lequel Dieu attend que nous nous sanctifions. Et il ne se trompe pas. 

Et puis n'oublions pas que la vie d'ici-bas (avec ses peines et ses joies) passe finalement très vite. Très très vite. Peut-être n'est-ce pas visible au jour le jour, mais plus les années passent, plus elles semblent passer rapidement. Pour tous ceux qui, comme moi, ont davantage vécu au XXème siècle qu'au XXIème, il est avéré que nous avons déjà effectué la plus grande partie du temps de notre pèlerinage sur terre ; et le sable s'écoulant de notre sablier semble bien filer chaque année à une allure de plus en plus rapide. Avec cette impression que les années d'enfance ne sont pourtant pas si lointaines. C'est ce qu'affirmait déjà le psalmiste : 

Tu fais retourner l'homme en poussière,

et tu dis: "retournes, fils de l'homme!"

Tu les sèmes d'année en année:

ils sont comme l'herbe qui pousse;

Le matin elle fleurit et pousse:

le soir elle se flétrit et se dessèche...

Tous nos jours passent, du fait de ton courroux,

nos années s'évanouissent comme un soupir... Psaume 89

 

Pourquoi écrire cela en ce début de nouvelle année civile, sinon pour nous inviter à ne pas perdre de temps et à toujours lever dans nos vies nos regards vers le ciel. C'est en effet à cet éclairage que nous pouvons saisir le sens des évènements permis par Dieu au jour le jour.

Sans oublier le but: nous sommes faits pour le ciel. Nous sommes donc en pèlerinage ; en chemin ; et il ne faut pas trop nous alourdir ni trop nous disperser sur cette route qui doit nous mener au ciel si nous voulons arriver jusqu'au bout. "Que sert à l'homme de gagner le monde entier s'il vient à perdre son âme?"

Le Bon Dieu nous a donné des talents comme nous le lisons dans l'évangile, et il nous demande de les faire fructifier. Il nous a donné une vocation ou un métier, et il nous demande de le poursuivre de notre mieux. Il nous a placé dans une famille ou dans un certain milieu, et il nous demande, à notre petite mesure, d'y faire régner la charité. N'attendons pas demain ou des jours meilleurs. Ni l'arrivée du grand monarque ou de la fin du monde. Et si les temps aujourd'hui sont durs (et ils le sont), à nous de les transformer par notre travail et notre prière. Et par notre charité. Le paganisme des premiers siècles semblait dur aussi aux premiers chrétiens (et il l'était) à qui l'on promettait l'arène et les lions. Mais c'est cette période redoutable qui fit d'eux les saints que nous honorons encore aujourd'hui.

C'est donc pour nous aussi aujourd'hui, au sein de pays de plus en plus éloignés de Dieu et de sa loi, qu'il nous faut travailler. A quoi ? Au règne précisément du Christ-Roi dans nos âmes. Et par notre exemple et notre prière, si Dieu veut, au règne du Christ-Roi dans les âmes de ceux qui nous entourent. 

La prière de saint François d'Assise (c'est à ce grand saint que le Christ dira par trois fois: "Va, et répare mon Eglise en ruine" ; et c'est encore ce même saint que le Pape Innocent III verra en rêve soutenir l'église saint Jean de Latran sur le point de s'écrouler) nous donne, en plus d'un beau modèle de prière, un champ de travail aux multiples visages sur lesquels nous pouvons exercer nos efforts : 

Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix

Là où il y a de la haine, que je mette l'amour

Là où il y a de l'offense, que je mette le pardon

Là où il y a de la discorde, que je mette l'union

Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité

Là où il y a le doute, que je mette la foi

Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance

Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière

Là où il y a de la tristesse, que je mette la joie.

Courage donc dans cette nouvelle et très belle année à venir. Le Seigneur nous y attend et veut nous voir l'aborder avec le sourire. En restant bien unis les uns aux autres par nos prières.

La messe mensuelle à vos intentions au mois de janvier sera célébrée le 25 pour la fête de la conversion de saint Paul.

 

Nouvelles de la Fraternité

Les restrictions sur toute la planète compliquent les cérémonies, pèlerinages ou autres manifestations importantes... et amenuisent encore une fos les nouvelles à vous donner. Et pourtant vos abbés continuent, là où ils se trouvent, à vous servir comme ils le peuvent et à se former.

Le dernier numéro de la revue de la FSSP au Royaume-Uni est sorti. Consultable ici.

La FSSP continue son travail d'implantation en Nouvelle-Zélande comme on peut le voir sur cet  album paroissial ou encore sur le site facebook de notre apostolat à Auckland.

Le 8 décembre dernier, Mgr Gullikson, nonce apostolique en Suisse, célébrait la Messe dans la belle basilique Notre-Dame de notre apostolat de Fribourg.

La Fraternité à Besançon déménagera (pour ce qui est du lieu de résidence des prêtres)... bientôt. Pour s'installer à côté de notre belle église de la Madeleine. Avec de plus grandes possibilités d'apostolat dans ce nouveau lieu.

Succédant au Père Albert-Marie Crignon venu donner une session d'exégèse, l'abbé Benoît Paul-Joseph s'est rendu lui aussi à Wigratzbad pour donner aux séminaristes francophones une session de cours d'histoire de la philosophie. Il a célébré à cette occasion  la Messe "Rorate".

Comme vous l'avez peuyt-être lu dans la presse, le très beau et très concrèt projet d'installation d'un séminaire en France  de notre Fraternité dans l'ancienne abbaye de Pontigny n'a pu aboutir.  Malgré le travail admirable du district de France dans cette affaire. Encore un peu de temps... 

Tout est déjà réservé et nous n'attendons plus que vous. Le pèlerinage de rentrée en septembre 2021 (en présence de nombreux séminaristes de Wigratzbad) sera, si Dieu le permet, à Ars. Avec une messe solennelle à l'arrivée dans la basilique. Ce sera le samedi 11 septembre.

La Fraternité en Italie se dote d'un site internet.

Et enfin, les dernières nouvelles de l'Institut Croix des Vents dont la Fraternité est bien fière!