Mai 2026
Chers amis membres de la Confraternité,

Nous fêterons à la fin du mois de mai la Très Sainte Vierge Marie, sous son beau titre de Reine.
Cette fête viendra couronner le mois consacré à Marie.
Ce jour-là, la Providence a voulu que cette année, douze nouveaux prêtres ordonnés pour la Fraternité la veille aux Etats-Unis célèbrent leur première messe.
Mais ce jour-là sera aussi, par le jeu encore du calendrier liturgique cette année, la belle fête de la Sainte Trinité ; fête de 1ère classe qui occultera complètement -au moins liturgiquement- la fête de la Royauté de Notre-Dame.
Faut-il s'en attrister ?
Non pas. Et même peut-être au contraire.
Car cette occurrence liturgique extraordinaire pourra nous aider à nous rappeler que Notre-Dame -fille de Dieu le Père, mère de Dieu le Fils, et épouse du Saint-Esprit, "revêtue du manteau de la Trinité" comme le disait Jean-Paul II- tire sa beauté de son lien toute particulier à la Sainte Trinité.
C'est en Dieu que nous devons la contempler. Dieu qui a fait en elle de grandes choses comme elle le dira elle-même
Pour revenir à la fête de Marie Reine, on ne compte plus les peintres qui, dans leurs oeuvres ont représenté le couronnement de Marie au ciel ; ni les églises (baroques particulièrement, comme on en trouve tant près de Wigratzbad) où le plafond est décoré de cette scène grandiose.
Pourquoi cette prédilection ? Car la royauté de Marie a toujours réjouit profondément le coeur des chrétiens, naturellement heureux de la gloire de leur mère.
Mais si la Sainte Vierge est Reine du ciel et de la terre ; si elle est la Reine des apôtres ou des prophètes ; ou encore la Reine de vierges ou des martyrs ; également la Reine des confesseurs et la Reine de tous les saints, selon quelques-uns des beaux titres que l'Eglise lui offre dans ses litanies, est-elle vraiment dans les faits la Reine... de mon coeur ?

Quelle place occupe-t-elle dans ma vie ? Dans ma dévotion ?
Dans les pays sur terre où existent encore un roi et une reine, les déplacements de ceux-ci dans les villes et les villages sont souvent accompagnés de réjouissances des populations. Les foules se massent sur le passage du cortège royal, et les enfants très souvent offrent des fleurs ou agitent des petits drapeaux aux armes du royaume.
Qu'il en soit de même pour nous en ce mois de mai, auquel nous devons donner réellement une couleur toute mariale ; offrons à la Sainte-Vierge les fleurs (roses) de notre chapelet (rosaire). Et agitons les petits drapeaux de nos pieuses invocations ou pensées.
Confions-lui nos familles, nos prêtres et nos vocations ; et confions-lui surtout la Sainte-Eglise dont elle est la Mère.
Le pèlerinage de Chartres verra une nouvelle fois dans quelques jours des milliers de pèlerins marcher vers leur Reine et chanter sa gloire.
Marchons et chantons avec eux, non seulement de bouche, mais surtout de coeur.
Et prions-la, comme elle le demandait à Fatima, pour la conversion des pauvres pécheurs.
Nous en faisons aussi partie.
La Messe à vos intentions sera célébrée le 31 mai.
Nouvelles de la Fraternité
Le 19 mars, saint Joseph était fêté solennellement dans notre école en Colombie. Comme dans toute l'Eglise. Chaque jour ses litanies sont récitées au séminaire saint-Pierre par les prêtres et séminaristes. Qu'il protège l'Eglise, le Saint-Père, notre petite Fraternité et toutes les âmes que le Bon Dieu confie à notre "paternité sacerdotale".
Le même jour, plus de quarante pères de familles venaient souper à la Maison générale de Fribourg. Et entendre l'abbé Evrat leur parler de saint Joseph et de son titre de "patron de la sainte Eglise".
La semaine suivante, le 25 mars en l'honneur de l'Annonciation de Notre-Dame, l'abbé Evrat s'adressera cette fois-ci à un beau nombre de mamans venues souper elles-aussi à la Maison générale ; il leur parlera cette fois-ci, fête de l'Annonciation oblige, de la prière de l'Angelus ; prière qu'il avait discrètement placée sous chacune des assiettes de ses convives.

Le 29 mars, pour le début de la semaine sainte, avait lieu une magnifique procession des rameaux à Nantes organisée par l'abbé Alexis Garnier. Elle se déroula à travers les rues de cette ville dans un grand recueillement.
3 avril : ce jeudi-saint, tous nos prêtres célèbrent l'Institution de la sainte Messe et adorent le Seigneur au reposoir. Notre Supérieur général le fait en Irlande. La photo illustre cette adoration solennelle au reposoir dans notre belle église saint-Irénée de Montréal où travaillent les abbés Dupré et Poirier.
A Bordeaux aussi le même soir, dans l'église saint Bruno, le Saint-Sacrement est également à l'honneur avec un magnifique reposoir. Puisse-t-il être à l'honneur aussi dans nos coeurs.

La semaine sainte, c'est aussi très souvent dans nos apostolats l'offices des ténèbres, c'est à dire l'office des matines et des laudes des trois jours saints. Ici sur la photo au Mexique à Guadalajara.

A Los Angeles, l'abbé James Fryar (aumônier de la Confraternité pour les membres de langue anglaise) célèbre la vigile pascale dans son église saint Vitus en commençant, comme partout dans le monde, aux portes de l'église. C'est en effet aux portes de Jérusalem que fut posé le corps de Notre-Seigneur. Le frère de l'abbé James Fryar, prêtre lui aussi dans notre Fraternité, célèbra lui aussi la vigile pascale dans notre apostolat de Mexico.

D'Ottawa à Clermont-Ferrand, ou de Lausanne à Besançon, ou encore de Fribourg à Nantes, la plupart de nos apostolats (comme ici sur la photo celui d'Auckland en Nouvelle-Zélande) ont connu la joie de voir des baptêmes d'adultes à Pâques. Rendons-grâces à Dieu et prions pour que beaucoup de coeurs s'ouvrent à la lumière de Dieu.

"Le matin dimanche" (journal helvète à grand tirage) du 12 avril consacre plusieurs pages à "la messe en latin", à travers l'exemple de notre apostolat de Lausanne dont s'occupe l'abbé Savy. Puissent ces pages bienveillantes truffées de beaux témoignages faire connaitre la beauté de la liturgie ancienne toujours pourtant bien actuelle. Par elle, des âmes, souvent jeunes, sont élevées vers Dieu. La dernière page de ce long reportage résume bien le travail de la Fraternité en titrant : l'abbé Savy aide les fidèles à réussir leur ciel. Un beau programme !
19 avril : dimanche dit du Bon Pasteur ; dans beaucoup de nos apostolats, la quête est réalisée pour notre séminaire de Wigratzbad et des séminaristes viennent solenniser la liturgie. Ce fut le cas en Espagne à Jerez de la Frontera ou l'abbé Calvin avait invité six séminaristes (quatre Espagnols, un Mexicain et un Vénézuélien) de notre Fraternité à venir rencontrer ce jour-là nos fidèles. Trois Espagnols parmi eux seront ordonnés diacres le 2 mai prochain. Prions pour eux !

Du 12 au 25 avril, l'abbé Gauthier Guillaume quitte son apostolat Nantais pour l'Arménie. Il se rend auprès des 12 volontaires français (honneur à eux) de la belle association SOS Chrétiens d'Orient. Il leur prêchera une récollection chez les Mekhitaristes de Ervevan. Et assistera dans cette même ville à une veillée émouvante le 23 avril, veille du jour du souvenir du génocide arménien.
25 avril : action de grâce ! Monseigneur Mousset, évêque de Périgueux, vient bénir notre maison canonique de Bergerac, accompagné de ses deux vicaires généraux et du curé d'où notre chapelle dépend. Qu'ils en soient vivement remerciés par nos prières reconnaissantes. Les abbé Le Coq, Girard-Bon et Damagio étaient présents. Ainsi qu'un prêtre de notre maison générale de Fribourg. Et de l'abbé Ferreira, responsable pour le diocèse des apostolats où la messe est célébrée selon le missel ancien. Il a lui-même beaucoup oeuvré pendant des années pour cette petite chapelle et ses fidèles.
25 avril encore : au Nigéria, traditionnelle procession des rogations et bénédiction des champs pour la fête de saint Marc. Au son de la litanie des saints.

Même si le temps de la Passion est déjà loin derrière nous, l'abbé de Malleray (en Angleterre pour la Fraternité depuis 25 ans) propose pour les anglophones un beau livre de 80 pages de méditations (ligne par ligne) de la si belle prière du Stabat Mater. Il a eu la bonté d'adresser un exemplaire de son livre à tous les séminaristes de nos deux séminaires pendant le Carême. Merci !
Depuis 38 ans maintenant, des séminaristes se succèdent à la schola du séminaire Saint-Pierre. Ils interprètent les pièces du magnifique répertoire grégorien de notre liturgie et contribuent ainsi à transmettre ce patrimoine musical extraordinaire. Mais ils ne boudent pas pour autant la polyphonie. Ils disposent d'une page youtube que vous pouvez consulter ici. N'est-ce pas le Concile Vatican II qui affirmait : " L'Eglise reconnait dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place."
Quelles sont les nouvelles au séminaire saint-Pierre ? Les ordinations diaconales du 2 mai prochain se préparent : ils seront huit séminaristes à recevoir cet ordre majeur et à être définitivement incorporés dans la Fraternité Saint-Pierre la veille. Ce sera pour eux le dernier grand pas avant le sacerdoce l'année prochaine. La dernière petite lettre aux amis du séminaire Saint-Pierre vous donnera les autres nouvelles de notre si belle maison de formation. Elle est consultable ici.
Le 14 mai prochain sera la fête de l'Ascension ; et ce jour sera également celui de la kermesse de l'Institut Croix des Vents à Sées ; venez nombreux passer une belle journée chrétienne dans le cadre de notre grande école normande. Vous y retrouverez les huit prêtres et les deux diacres qui travaillent aussi bien qu'ils le peuvent à l'éducation de vos enfants dans cette belle école dont nous sommes fiers. Sous la belle direction de l'abbé Charles Gauthey.